En repli depuis 2020 et l’irruption de la crise sanitaire, le marché des ventes de fonds de commerce commence à retrouver des couleurs, comme le démontre une étude publiée en juin 2022 par Altares, société spécialiste des données sur les entreprises. En progression de 9,6 % sur un an, le nombre de transactions de fonds de commerce en France s’est stabilisé autour de 27 700 en 2021, soit quasiment le même niveau que celui observé avant la pandémie de Covid-19 (28 291 transactions enregistrées en 2019). Pour autant, ce regain d’activité cache d’importantes disparités suivant la localisation géographique du fonds de commerce à reprendre.
L'Île-de-France et l'Auvergne-Rhône-Alpes : les moteurs du marché des fonds de commerce
Poumons économiques de la France, l’Île-de-France (plus de 4500) et l’Auvergne-Rhône-Alpes (près de 4000) regroupent près du tiers des transactions de fonds de commerce enregistrées l’année dernière. Par la suite, l’Occitanie, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Nouvelle-Aquitaine s’inscrivent comme des régions dynamiques avec un volume de ventes de fonds de commerce proche des 3000 transactions pour chacune d’entre elles. De son côté, la région Pays de la Loire est la seule qui enregistre un nombre de cessions au plus haut sur les cinq dernières années (1785). Enfin, la Corse a enregistré en 2021 la plus forte croissance annuelle (+24,2%).
Du côté des valorisations, l’Île-de-France truste une nouvelle fois la première place des régions où les fonds de commerce se négocient au mieux. Bien qu’en léger repli de 3,1 % sur un an, le prix de vente moyen se situe autour de 245 000 euros. Les Pays de la Loire occupent la seconde place du podium avec un prix de vente moyen constaté de 212 000 euros (+8,2 % en un an), suivis des régions Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur (autour de 209 000 euros pour une croissance annuelle comprise entre 8,2 et 9,2%). La Bretagne tire également son épingle du jeu avec un prix moyen des cessions supérieur à 200 000 euros. La Bourgogne-Franche-Comté ferme le classement avec des transactions moyennes qui s’élèvent à près de 166 000 euros, en recul de 2,5 % par rapport à 2020.
Les métropoles : secteurs privilégiés par les repreneurs de fonds de commerce
Selon l’étude publiée par Altares, plus d’une transaction sur cinq concerne un fonds de commerce situé sur l’une des plus grandes villes de France. Mieux, une cession sur dix a trait à un établissement localisé dans l’une des cinq principales métropoles françaises. Sans surprise, Paris a enregistré le plus de transactions (plus de 1600) suivi de Marseille (400), Lyon (370), Toulouse (212) et Nice (plus de 170). A l’inverse, les fonds de commerce situés dans les petites villes de moins de 3000 habitants peinent à trouver preneur. Un déficit d’attractivité préjudiciable compte tenu du rôle majeur joué par ces commerces de proximité (boulangeries, épiceries, cafés-restaurants, pharmacies, coiffeurs ou buralistes) au sein de ces territoires ruraux.
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