Après un coût d’arrêt porté par la crise sanitaire, les transmissions de fonds de commerce sont reparties de l’avant en 2021. Selon une étude réalisée par le cabinet Altares, spécialiste de l’information sur les entreprises, les ventes et cessions de fonds de commerce ont progressé de 9,6 % l’année dernière pour atteindre un volume de 27 756 transactions. Une dynamique positive qui rompt avec la tendance baissière amorcée en 2020, année marquée par une chute sévère de l’activité (-10,5%). Si le marché n’a pas tout à fait retrouvé son niveau d’avant-crise (28 291 transactions recensées en 2019), les signes encourageants d’une reprise pérenne de l’activité se multiplient.
Une tendance haussière qui touche tous les secteurs, à l’exception de la restauration traditionnelle
En 2021, tous les secteurs ont bénéficié du rebond des transactions, à l’exception notable de la boucherie et de la restauration. Secteur clé de la transmission, la restauration enregistre des dynamiques disparates selon les spécificités et le positionnement des fonds de commerce cédés. Si les établissements spécialisés dans la restauration rapide trouvent facilement preneurs (+4,1 % de cessions en un an), les transactions de restaurants avec service à table et de cafés sont en repli (-15,8 % et -10,3%). Les aléas du contexte sanitaire couplés à l’inflation sont autant de freins identifiés susceptibles de geler les projets de reprise d’un restaurant. En revanche, les fonds de commerce de bureau de tabac ont gagné en attractivité (+50% de cessions en un an), de même que les commerces de journaux et papeterie (+28,9%), les boulangeries (+25,8%), les commerces d’alimentation (+22,2%), les garages (+17,5%) et les pharmacies (+17%).
En hausse constante depuis 2017, le prix de cession moyen d’un fonds de commerce a franchi un niveau record en 2021 en dépassant pour la première fois la barre des 200 000 €. Une performance notable au regard du prix de cession moyen constaté il y a 5 ans (moins de 180 000 €). Toutefois, cette tendance haussière cache de grandes disparités selon les régions et les secteurs d’activité. Bien qu’en léger repli de 9,6 %, le prix de vente des pharmacies reste très élevé pour s’établir à plus d’un million d’euros. Les supermarchés arrivent en seconde position avec un fonds de commerce qui se négocie autour de 495 000 €. Les hôtels (332 076 €), les commerces de véhicules automobiles (320 506 €), les bureaux de tabac (296 783 €), les commerces de journaux et papeterie (257 137 €), les magasins d’optique (224 289 €), les débits de boisson, (217 047 €), les boulangeries -pâtisseries (214 893 €) et la restauration traditionnelle (170 125 €) complètent le top 10 des secteurs où le prix moyen des cessions de fonds de commerce sont les plus élevés.
Poumons économiques de la France, l’Île de France et la région Auvergne-Rhône-Alpes concentrent à elles deux plus du tiers des transactions de fonds commerce recensées au niveau national. De même, les commerces situés sur le bassin parisien sont ceux qui bénéficient d’une meilleure valorisation (212 000 € en moyenne). La région Pays de la Loire et la Corse s’imposent comme des secteurs en devenir particulièrement attractifs aux yeux des futurs acquéreurs. Représentant plus d’une transaction sur 5, les grandes métropoles séduisent en raison de leur densité de population et des multiples zones de chalandises proposées. En revanche, les fonds de commerce situés dans les petites villes de moins de 3000 habitants trouvent plus difficilement preneurs.
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