Marché de l’animalerie : une croissance record amenée à perdurer


Marché de l’animalerie : une croissance record amenée à perdurer

Article publié le : 12/08/2021

En ces temps d’incertitudes, les Français se recentrent sur l’essentiel et ne rechignent pas à dépenser toujours plus pour choyer leurs fidèles compagnons. Boosté par une croissance notable (+47%) observée sur la dernière décennie, le marché de l’animalerie a enregistré une année 2020 record. Selon une étude réalisée par l’association  Promojardin-Prom’animal, ce secteur a progressé de plus de 6 % l’année dernière pour atteindre un chiffre d’affaires global estimé aux alentours de 5 milliards d’euros.

Une performance remarquable qui repose, en partie, sur les conséquences de la crise sanitaire et l’évolution des mentalités. Confinés, en télétravail ou limités dans leurs déplacements, les propriétaires d’animaux de compagnie n’ont jamais été autant aux petits soins pour leurs chères boules de poils, désormais considérées comme des membres à part entière de la famille. Le chiffre d’affaires du secteur progresse de façon constante sous l’effet conjugué de l’augmentation du nombre d’animaux de compagnie (on dénombre actuellement en France près de 76,4 millions de chats, chiens, rongeurs, animaux d’aquarium, de terrarium et de basse-cour) et de la montée en gamme des aliments et des accessoires. Dans le détail, l’alimentaire fait office de locomotive avec un volume de vente estimé à 3,5 milliards d’euros, loin devant les ventes d’accessoires, de produits d’équipement et de consommables ou encore l’adoption d’animaux. Sur ce point, les chats règnent en maître dans les foyers (45 % du parc), devant les petits mammifères et les chiens. Alors que les adoptions de poules et d’animaux de basse-cour ont progressé de 9 % en 2020, l’aquariophilie est le seul segment qui tend à se stabiliser.

 

Un circuit de distribution en pleine mue

Du côté des distributeurs, la dynamique de marché bénéficie à l’ensemble de la profession. Bien que les grandes surfaces restent le premier circuit de distribution du secteur grâce aux ventes de produits alimentaires, leurs parts de marché se stabilisent. À l’inverse, les animaleries affichent une croissance de 21 %, suivies par les pure players spécialisés qui deviennent progressivement des acteurs d’envergure. Représentant désormais 15 % du marché français de l’animalerie, les e-commerçants gagnent en popularité en raison d’une politique tarifaire attractive, d’une offre pléthorique et d’un large panel de services exclusifs (livraison à domicile, abonnement). L’intensification de l’environnement concurrentiel couplée à une demande de plus en plus exigeante des propriétaires poussent les acteurs du marché à multiplier les initiatives en vue de proposer des produits haut de gamme. A ce titre, les aliments issus de l’agriculture biologique ou encore les équipements connectés deviennent des produits incontournables.

Dans ce contexte, les animaleries tirent leur épingle du jeu en misant sur la proximité, l’expertise métier et un large panel de prestations complémentaires susceptible de répondre aux attentes du plus grand nombre. Ainsi, un propriétaire peut y trouver des services de toilettage, de gardiennage, de livraison ou encore de click and collect. Des prestations qui demandent un savoir-faire spécifique. Pour s’adapter rapidement aux nouvelles attentes de la clientèle, les animaleries tendent progressivement à se structurer autour de réseaux sous enseigne qui bénéficient d’une image de marque et d’un concept éprouvé. À charge pour les animaleries indépendantes, qui représentent aujourd’hui 70 % des établissements répertoriés en France, de magnifier leur savoir-faire en s’ancrant durablement en tant que partenaires de confiance auprès d’un public exigeant mais fidèle.