En 2020, la France compte près de 21 500 loueurs qui gèrent un parc de 60 000 chambres d’hôtes sur l’ensemble du territoire, soit une moyenne de 2,8 chambres par établissement. En nette progression durant les années 2000, le nombre de maisons d’hôtes s’est aujourd’hui stabilisé et représente 10 % des hébergements touristiques marchands. En raison de la taille réduite de ces établissements, le nombre de lits proposés ne représente que 2 % de l’offre totale.
En moyenne, le taux d’occupation d’une chambre d’hôtes se situe autour de 30 %. Naturellement, cet indicateur fluctue fortement en fonction de la localisation et de l’emplacement de l’établissement. Essentiellement prisées par la clientèle touristique, les maisons d’hôtes accueillent des visiteurs pour de courts séjours de deux à trois nuits. Suivant le niveau de confort, les équipements proposés ou encore l’emplacement de l’établissement, le prix moyen d’une nuitée avec petit déjeuner peut atteindre 86 € (hors taxe de séjour). In fine, une maison d’hôtes qui dispose de trois chambres réalise un chiffre d’affaires annuel moyen de 30 000 € avec un taux d’occupation de 30 %
Pour optimiser la rentabilité économique de son activité, le gérant d’une maison d’hôtes doit composer avec une concurrence plus intense tout en étoffant son offre de services. Une étape clé pour améliorer la rentabilité économique sur un secteur d’activité en pleine mutation.
Les clés pour se différencier de la concurrence
A l’heure où le parc d’établissements et de lits touristiques n’a de cesse d’évoluer, le salut d’une chambre d’hôtes passe par sa capacité à répondre aux attentes des consommateurs qui évoluent au profit d’une offre d’hébergement haut de gamme. Si le prix d’une nuitée reste l’un des principaux critères motivant une réservation, de plus en plus de propriétaires de chambres d’hôtes consentent à d’importants investissements pour séduire une clientèle qui recherche un établissement avec un niveau élevé de confort et d’infrastructures (jardin paysagé privatif, tennis, piscine, spa, équipements multimédia, etc.). Les loueurs tendent à se professionnaliser en vue de proposer à leur clientèle des séjours à forte valeur ajoutée. Une qualité d’accueil optimale couplée à un vaste choix de services complémentaires sont autant d’éléments indispensables qui confèrent à l’établissement une identité forte et fédératrice.
En vue de valoriser leur proposition de valeur, plus du tiers des loueurs de chambres d’hôtes ont choisi de rejoindre un label national (Gîtes de France, Clévacances France, Fleurs de soleil, etc.). Si les maisons d’hôtes ne font pas l’objet d’une classification particulière, le recours à un label est souvent perçu comme un gage de confiance aux yeux des consommateurs. Par ailleurs, les plateformes de réservation en ligne s’imposent comme des leviers de plus en plus incontournables pour gagner en visibilité et booster l’activité. Si elles garantissent de meilleurs taux de remplissage, ces centrales de réservation sur Internet demandent des commissions qui impactent les marges des propriétaires de chambres d’hôtes. Enfin, le succès des plateformes de mise en relation de particuliers pour la location de logements accentue la pression concurrentielle avec des loueurs particuliers qui ne sont pas nécessairement soumis aux obligations déclaratives, réglementaires et fiscales du secteur. Pour autant, la digitalisation du secteur des chambres d’hôtes est appelée à s’accélérer pour faciliter les réservations d’hébergement sur Internet.
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