Ayant oublié les périodes de léthargie forcées, l’économie française recouvre progressivement de sa superbe, portée par une consommation en hausse et un climat des affaires au beau fixe. Selon la dernière note de conjoncture publiée par l’Insee, l’activité du pays connaît une vive reprise depuis le déconfinement progressif entamé le 11 mai 2021. Galvanisée par l’avancée des campagnes de vaccination et la réouverture des commerces, la confiance des ménages a retrouvé son niveau d’avant-crise tandis que le climat des affaires atteint un niveau record non égalé depuis 2007. Selon l’Insee, le pouvoir d’achat (par unité de consommation) devrait progresser d’1,4 % au cours de l’année. Mieux, le surplus d’épargne des Français (environ 142 milliards d’euros de plus qu’en temps normal ont été mis de côté par les ménages sur un an) et la stagnation du chômage devraient booster la consommation (+5,2 % selon l’institut public). Une conjoncture favorable qui bénéficie à de nombreux secteurs, notamment à la restauration qui retrouve un second souffle salvateur.
Une dynamique porteuse d’espoir pour les professionnels de la restauration
Durement impactée par la crise sanitaire avec des pertes s’élevant à 17,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur la période de janvier à mai 2021, la filière restauration renoue avec une dynamique positive qui laisse entrevoir des lendemains meilleurs. Depuis la réouverture des terrasses, la fréquentation des bars et restaurants est en progression constante. Selon une étude publiée par le cabinet Food Service Vision, la part de la clientèle consommant sur place est passée de 0 à 26 %. Un chiffre qui devrait progresser à court terme puisque la peur d’être contaminé au restaurant, autrefois très répandue auprès du grand public, est en train de s’estomper progressivement. Évalué autour de 59 % en juin, le taux de fréquentation des restaurants devrait se situer aux alentours de 86 % d’ici à la fin de l’été. Une aubaine pour la filière qui devrait limiter les dégâts en 2021 avec un chiffre d’affaires global en recul de 25 % par rapport à 2019. Néanmoins, cette dynamique de marché cache des disparités selon les spécificités de l’activité du restaurant.
La restauration rapide a beaucoup mieux résisté à la crise que les autres segments en raison du succès croissant du click and collect et de la livraison. Beaucoup moins impactée par la crise sanitaire que les autres acteurs du marché (22 % de perte de chiffre d’affaires consolidé en 2020 contre 44 % pour la filière globale), la restauration rapide représente depuis le début de l’année plus de 50 % de l'activité de la restauration commerciale. Un engouement dont ont su tirer profit les boulangeries-pâtisseries qui ont bonifié leur chiffre d’affaires en 2020 grâce aux ventes de sandwichs et de mets à emporter. En revanche, les perspectives s’assombrissent pour la restauration de self service et de concession avec des activités qui n’ont pas encore redémarré.
Plus que jamais, le salut d’un professionnel de la restauration passe par sa capacité à répondre aux nouvelles habitudes de consommation. La digitalisation des points de vente couplée à l’enrichissement de l’offre de services sont les clés de voûte du succès. Selon le cabinet Food Service Vision, 78 % des établissements indépendants en restauration à table et 95 % en restauration rapide souhaitent maintenir et développer leur service de livraison en proposant des offres de repas uniquement disponibles sur le canal de distribution.
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