Le marché français du meuble renoue avec la croissance


Le marché français du meuble renoue avec la croissance

Article publié le : 25/03/2020

Pour le secteur du meuble, la baisse d’activité observée en 2018 (-2,7% en valeur) n’est plus qu’un lointain souvenir. En 2019, le marché français de l’ameublement a renoué avec une solide croissance. Selon une étude publiée par la FNAEM (fédération française du négoce de l’ameublement et de l’équipement de la maison), par l’Ameublement français et par l’Institut de prospective et d’études du secteur Ipea, les ventes du secteur ont progressé de 4,1 % pour atteindre un volume d’affaires de 13,4 milliards d’euros. Cette dynamique, qui concerne tous les segments du marché de l’ameublement, s’explique en grande partie par la bonne santé de l’immobilier. Si le marché du neuf continue à baisser, le nombre de transactions dans l’immobilier ancien a été très conséquent l’année dernière, boostant par la même la demande sur les différents marchés de l’équipement de la maison.   

Les cuisines confirment leur leadership
Plus que jamais, la cuisine s’impose comme le segment phare du marché de l’ameublement français. Le rythme de croissance ne faiblit pas et les ventes de meubles de cuisine ont progressé de 6,2 % en 2019 (portant le volume d’affaires à 3,6 milliards d’euros). Une dynamique de marché qui bénéficie aussi bien aux cuisinistes qu’à la grande distribution. Après une année 2018 morose, le segment de la literie repart de l’avant avec des ventes qui ont augmenté de 4 % pour un volume d’affaires de 1,8 milliard d’euros. Les meubles de chambre, les bureaux ainsi que les meubles d’appoint tirent également leur épingle du jeu avec un volume d’affaires de 4,6 milliards d’euros (+3,4 % par rapport à 2018). 
Du côté des distributeurs, les spécialistes, qui représentent un quart du marché, ont enregistré la plus forte progression avec des ventes en hausse de 6,8 %. Si la grande distribution d’ameublement représente environ 40 % des parts de marché, elle perd peu à peu du terrain au profit, notamment, des grandes surfaces de bricolage qui confirment leur percée amorcée depuis 2018. Pour préserver leur leadership et revitaliser un modèle en bout de souffle, les enseignes de la grande distribution d'ameublement multiplient les initiatives. Certains réseaux font le choix de décliner des concepts de magasins dans des formats de proximité plus réduits, d’autres prennent le pli d’étoffer leur offre de produits en proposant un large choix d’objets décoratifs. In fine, l’accélération des cycles de renouvellement couplée à la multiplication des opérations promotionnelles sont désormais des composantes clés des stratégies de développement élaborées par ces acteurs. Ces orientations sont d’autant plus fondamentales que les pressions concurrentielles s’accentuent avec les entreprises spécialisées sur le segment très porteur du meuble de cuisine ou encore la montée en puissance des pure players qui proposent un large choix de mobiliers design. 
Dans ce contexte, la digitalisation des enseignes spécialisées du commerce physique s’impose comme un axe de développement prioritaire. Selon des prévisions établies par l'Institut de prospective et d'études de l'ameublement (IPEA), les ventes en ligne devraient représenter 15 % du marché de l’ameublement cette année.