2024, une année à oublier… mais pas à ignorer ! Selon une étude publiée par L’association Promojardin-Promanimal, le marché du jardin a généré un chiffre d’affaires estimé à 7,7 milliards d’euros l’année dernière, soit une baisse de 6% en un an. Derrière ce coup de froid, un faisceau de causes bien connues : météo défavorable, immobilier en berne, arbitrages de pouvoir d’achat. L’étude, qui fait autorité dans la filière, dévoile des disparités de croissance selon les segments. Si le végétal a mieux résisté que la moyenne, les ventes de produits axés sur l'aménagement extérieur, la décoration ou les loisirs de jardin ont nettement chuté. A l'inverse, les matériels pour l'entretien des espaces verts ont progressé de +3 %, de même que l’outillage motorisé qui a enregistré la plus forte progression (+5%).
Cette glissade s’inscrit dans un cycle post-Covid heurté. En 2023, la filière avait déjà reculé de –2,2 % à –3 % selon les sources, après une chute plus marquée en 2022. Plus que jamais, la question budgétaire dicte le comportement des ménages. Selon une étude menée par NielsenIQ x GfK, le prix reste le premier critère d’achat. 72 % des personnes interrogées entendent modifier leurs comportements d’achats brico/jardin en 2025 en se tournant davantage vers les promotions ou les produits discount. Dans le même temps, la filière se digitalise avec une progression constante des achats en ligne et le succès grandissant des produits Smart Home qui facilitent l’entretien et l'arrosage du jardin. Pour les professionnels du secteur, l’innovation, l’efficience des stratégies marketing déployées et la capacité à répondre aux nouveaux modes de consommation deviendront des moteurs de croissance clés dans les années à venir.
Des services qui changent la donne
Pour rester un commerce incontournable, la jardinerie doit sortir du simple rôle de point de vente pour s’inscrire comme un espace de découverte, d'apprentissage et de partage autour du vivant et du jardin. L'expérience client est au cœur des stratégies déployées par les enseignes spécialisées qui proposent régulièrement des ateliers thématiques sur des sujets porteurs comme la biodiversité, l'éco-responsabilité ou encore la permaculture. Des formats immersifs qui prolongent la visite, créent de la récurrence et redonnent du sens à l’achat. L’objectif n’est pas de divertir à tout prix, mais d’incarner l’expertise sur toute la chaîne de valeur, du choix du végétal à l’entretien raisonné.
Côté services, le parcours client se digitalise avec la mise à disposition de conseils personnalisés accessibles en ligne, la prise de rendez-vous avec des experts métier, le click-and-collect ou encore des diagnostics réalisés en visio pour détecter les maladies et/ou parasites des plantes. En réponse à l’érosion du pouvoir d'achat, le déploiement de services de location d’outils et de matériel de jardinage se révèle une solution pertinente pour répondre aux attentes des clients, souvent freinés par l’investissement que peuvent représenter ces biens. Face aux vents contraires, le marché du jardin devient un laboratoire grandeur nature où s’inventent les nouveaux équilibres entre pouvoir d’achat, digitalisation et quête de sens.
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