Commerces de proximité par excellence, les pressings sont aujourd’hui appelés à redéfinir les contours de leurs modèles économiques pour ré-enchanter l’expérience client et répondre aux nouvelles habitudes de consommation. Solidement ancré sur le territoire avec son réseau de plus 8000 établissements à l’aube des années 2000, le secteur des pressings et des teintureries a depuis progressivement perdu de son éclat. Las, l'activité des pressings a particulièrement été fragilisée par la crise sanitaire qui a fortement modifié le comportement d’achat de la clientèle qui fréquente ces lieux. La démocratisation du télétravail couplée à la chute de l’événementiel et des rassemblements privés festifs et/ou familiaux sont autant de motifs qui ont nourri le désintérêt des ménages pour ces commerces. De même, les professionnels du secteur doivent également composer avec une évolution du style vestimentaire au travail où les jeans, tee-shirts et sweats ont supplanté le costume pour les hommes et le tailleur pour les femmes. Autant de textiles qui se prêtent plus facilement à un entretien en machine à laver ! Résultat, le secteur du pressing, qui compte désormais 4 000 unités, génère un chiffre d’affaires annuel estimé à 250 millions d’euros, contre 500 millions en 2020. Confrontés à un rétrécissement de la demande, les professionnels du secteur multiplient les initiatives pour enrichir leurs propositions de valeurs tout en répondant à leurs obligations légales.
Un secteur en pleine restructuration
Alors que plus de 97 % des foyers sont équipés d’un lave-linge, les pressings traditionnels ont dû faire face à de fortes pressions tarifaires liées à la saturation du marché et au développement de concepts low cost. Contraints de baisser leurs prix tout en améliorant la qualité de leurs prestations, les professionnels ont vu leur niveau de marge diminuer. En parallèle, la réglementation encadrant la profession s’est durcie dans les années 2000. Les blanchisseurs ont ainsi dû consentir à d'importants investissements pour renouveler leurs équipements, notamment les machines à laver de plus de 15 ans. De plus, du personnel a été recruté pour surveiller l’utilisation des machines de lavage à sec. Dans ce contexte, les 4500 laveries libre-service recensées en France tirent leurs épingles du jeu en raison de leur facilité d’utilisation et de leurs larges amplitudes horaires.
Pour se démarquer de la concurrence, les professionnels du secteur rivalisent d’ingéniosité en développant des concepts novateurs, tels que les cafés laveries ou encore les pressings proposant un accès à internet à haut débit. D’autres laveries misent sur une qualité de service irréprochable tout en repensant leurs métiers en vue de limiter leurs impacts sur l’environnement. Enfin, des jeunes entreprises tentent de bousculer les codes en développant une offre de pressing à domicile. Ces startups proposent aux particuliers ou aux professionnels de récupérer leurs vêtements à leur domicile ou sur leur lieu de travail puis de leur livrer une fois lavés. Face à cette nouvelle concurrence, les laveries traditionnelles se tournent également vers le digital pour enrichir leur offre de services. La Fédération française des pressings et blanchisseries a ainsi lancé une application, accessible à tous les exploitants de pressing, qui permet de trouver un pressing proche de chez soi, de commander en ligne, d’organiser une livraison et un ramassage à domicile ou encore de payer une commande.
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