Plus que jamais, le marché de la seconde main constitue le principal vecteur de croissance du secteur de l’automobile en France. Après avoir enregistré une fin d’année record conclue par plus de 5,79 millions d’immatriculations en décembre 2019, le marché de la vente de voitures particulières d’occasion continue d’avoir le vent en poupe en ce début d’année. Selon une étude publiée par le cabinet de conseil Autoways, 499 428 voitures ont été immatriculées en février 2020, soit une hausse de 7,9 % par rapport à la même période en 2019. Depuis le début de l’année, trois voitures d’occasion sont vendues, lorsqu’une voiture neuve est commercialisée. Les ménages boudent de plus en plus le marché du neuf pour se reporter massivement sur le marché de la seconde main où de nombreuses opportunités sont à saisir, aussi bien auprès des réseaux de concessionnaires automobiles que sur des sites spécialisés.
Un marché porté par les ventes des véhicules âgés de plus de 5 ans
L’envolée du marché français de la voiture d’occasion s’explique en grande partie par le déstockage massif de voitures très récentes opéré entre novembre et décembre 2019. Soucieux de booster les ventes du marché du neuf, les constructeurs ont alors choisi d’immatriculer artificiellement un grand nombre de véhicules pour les exposer dans des showrooms. Mais, avec l’introduction de nouvelles grilles de malus basées sur le respect du protocole WLTP et l’application de la réglementation européenne CAFE portant sur la réduction des émissions de CO2, les constructeurs n’ont eu d’autre choix que d’introduire ces véhicules de démonstration sur le marché de la seconde main. Une aubaine pour les consommateurs avertis qui ont également pu bénéficier de l’arrivée des véhicules neufs financés en leasing sur le marché de la seconde main. En février, les ventes de voitures âgées de moins d’un an ont progressé de 15,5 %, ce qui représente 11,3 % des immatriculations. De leur côté, les ventes de véhicules d’occasion âgés de 1 à 2 ans ont diminué de 4,6 %.Pour autant, les voitures d’occasion de plus de 5 ans sont sans conteste les plus recherchées par les ménages français. En février, ces véhicules ont représenté plus de 62,7 % des immatriculations. Toutes les marques profitent de l’envolée de marché qui reste, pour l’heure, dominé par les constructeurs français qui ont un taux de pénétration de 51,50 %.
Vers un encadrement renforcé du marché de l’occasion
Le succès des voitures d’occasion s’accompagne d’un nombre croissant de plaintes d’acheteurs victimes d’arnaques, notamment dans le cadre d’une vente entre particuliers. Pour sécuriser les transactions et mieux encadrer le marché de l’occasion, une proposition de loi a été déposée en mars. L’objectif poursuivi est de renforcer la fiabilité des informations communiquées à l’acheteur en obligeant les vendeurs à fournir un contrat écrit lors de la vente. A ces fins, le projet de loi propose la création d’un registre national qui centraliserait toutes les données et l’historique d’un véhicule (kilométrage, date de première mise en circulation, changement de propriétaire, sinistre, etc.). Testé avec succès en Belgique, ce système prône une traçabilité complète pour créer un climat de confiance sur le marché de l’occasion. Selon la direction de la consommation et de la répression des fraudes, une vente sur deux est potentiellement litigieuse en France.
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