Rayonnant autour d’un réseau de 5300 points de vente, le marché des épiceries fines rencontre un franc succès auprès des consommateurs soucieux de s’approvisionner en produits de qualité et sourcés. Depuis le premier déconfinement, l’attrait des ménages pour les commerces locaux n’a de cesse de prendre de l’ampleur. Selon un sondage réalisé par Mastercard en 2020, 76 % des personnes interrogées ont admis avoir un nouvel intérêt pour les commerces de proximité depuis l'avènement de la pandémie. Mieux, 74% des sondés préfèrent désormais effectuer leurs achats auprès des commerçants de leur quartier.
Solidement ancrées au sein des tissus économiques locaux, les épiceries fines bénéficient de nombreux atouts qui répondent aux évolutions sociétales et aux habitudes de consommation. Comme pour tout commerce de proximité, ces boutiques séduisent de par leur accessibilité, le gain de temps escompté pour faire ses achats ou encore la qualité des produits et des conseils prodigués. Une commodité d’usage payante. Selon une publication réalisée par l’institut d’études privé Xerfi, le marché de l’épicerie fine française génère un chiffre annuel estimé entre 7 et 9 milliards. Mieux, les perspectives de développement du secteur s’annoncent encourageantes avec des prévisions de croissance évaluées à 3,5 %.
A l’heure où les tensions inflationnistes, notamment sur les produits alimentaires, atteignent des niveaux sans précédent depuis 40 ans, tout l’enjeu pour les professionnels du secteur est d’ajuster leur proposition de valeur pour que les épiceries fines gardent leur statut de commerce incontournable.
Valoriser son offre de produits et de services : les clés du succès
Confrontées à une sévère concurrence des enseignes alimentaires spécialisées, les épiceries fines enrichissent leurs gammes de produits en privilégiant les circuits courts de distribution. Une maxime suivie à la lettre par les épiceries bio qui doivent néanmoins composer depuis plusieurs mois avec une baisse de la demande après des années d’embellie. Chahuté par la commercialisation de nouvelles gammes de mets frais et de saison, le bio n’a plus le monopole du produit sain et de l’excellence alimentaire. Pour les professionnels du secteur, un important travail d’évangélisation reste à mener pour convaincre les consommateurs des bienfaits du bio, tant sur la santé que pour l’environnement. Par ailleurs, la démocratisation de l’achat en vrac se révèle un réel facteur de différenciation pour les épiceries qui souhaitent séduire des ménages en quête d’économies ou qui entendent limiter a minima l’usage d’emballages. Selon une étude publiée par le cabinet Nielsen, le marché du vrac devrait atteindre le cap des 3,2 milliards en 2022.
En parallèle, les épiceries fines doivent s’ajuster pour répondre aux nouveaux modes de consommation. Désormais, la livraison à domicile, le click and collect ou les drives piétons sont devenus des services incontournables pour séduire et fidéliser la clientèle. Dans cet esprit, de nouveaux concepts d’épiceries émergent, à l’instar de Boxy qui propose des épiceries connectées et ouvertes 24 heures/ 24 tous les jours de la semaine. Ces magasins, entièrement automatisés et sans caisse, proposent près de 250 produits essentiels du quotidien. L’usager pénètre dans les lieux via un QR code, récupère les produits de son choix, puis reçoit un justificatif de paiement une fois dehors. Après avoir récolté plus de 30 millions d’euros suite à deux levées de fonds, l’enseigne vise la barre des mille points de vente à l’horizon 2025.
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