Comment réussir son projet de reprise d’une chocolaterie


Comment réussir son projet de reprise d’une chocolaterie

Article publié le : 14/12/2021

Réel péché mignon des Français, le chocolat s’impose année après année comme la Rolls Royce des friandises. Avec plus de 7 kilos consommés par an et par habitant, le marché français du chocolat est l’un des plus dynamiques sur la scène internationale. En 2020, les ventes en Grande et Moyenne Surface (GMS) de ce produit ont représenté en volume 354 935 tonnes pour une recette annuelle de près de 4 milliards d’euros. Si la grande distribution regroupe 90 % des ventes, les artisans chocolatiers tirent leur épingle du jeu en misant sur des fabrications haut de gamme et des recettes originales. Cette dynamique de marché aiguise l’appétit des entrepreneurs qui sont nombreux à se lancer sur le secteur. Selon l’Insee, le nombre d’entreprises de chocolaterie-confiserie est en forte hausse, passant de 4500 établissements recensés en 2005 à 5600 en 2019. Vous souhaitez créer ou reprendre une chocolaterie ? Suivez les recommandations de Pic Inter, le spécialiste de la vente de fonds de commerce depuis 1973.

 

Bien estimer la valeur du fonds de commerce d’une chocolaterie

Une chocolaterie à vendre retient votre attention ? L’emplacement, la zone de chalandise, la rentabilité et la qualité des équipements professionnels sont des critères déterminants à prendre en considération pour estimer la valeur du fonds de commerce. La qualité du lieu d’implantation du point de vente s’apprécie en fonction de son accessibilité, de la visibilité de sa façade, de la densité du passage, des possibilités de stationnement ou encore du profil de la clientèle qui fréquente le quartier. N’hésitez pas à interroger les commerçants environnants pour prendre le pouls de la vitalité du tissu économique local et pour vous informer des éventuels projets de travaux susceptibles d’impacter la fréquentation des lieux. Gardez bien en tête que les spécificités de l’emplacement vont modeler votre business plan. Une chocolaterie située sur une rue piétonne du centre-ville laisse présager un chiffre d’affaires prévisionnel plus important, à nuancer avec l’intensité de l’environnement concurrentiel et le montant du loyer et des charges associés au bail commercial.

Puis dressez l’état de santé financière de la chocolaterie à reprendre en procédant à une analyse empirique en vue de déterminer sa rentabilité réelle et de calculer le besoin de financement engendré par l’exploitation. D’une manière générale, le fonds de commerce d’une chocolaterie s’évalue entre 80 et 110 % du CA TTC dégagé sur les trois derniers exercices. Si des biens professionnels sont inclus dans le fonds de commerce, assurez- vous que ces matériels de fabrication sont en parfait état. A défaut, les montants à engager pour renouveler l’équipement ou remettre les locaux aux normes sont autant d’arguments qui pèseront au moment d’évaluer le prix de vente du commerce.

Pour un professionnel qui se lance sur le marché ultra-concurrentiel de la chocolaterie-confiserie, tout l’enjeu est de valoriser son savoir-faire artisanal pour rentabiliser son affaire et justifier la politique tarifaire déployée. Dans cette optique, les artisans chocolatiers rivalisent d’ingéniosité pour proposer des gammes de produits qualitatifs, équitables et respectueux de l’environnement. Le chocolat se transforme et se bonifie au gré de l’évolution des habitudes d’achat et des attentes des consommateurs. Sur la sellette, l’huile de palme cède peu à peu sa place au profit des recettes bio. Certains chocolatiers proposent même des chocolats vegan, sans sucre et sans gluten. En axant leur recettes sur l’authenticité et la durabilité des produits, les professionnels souhaitent capitaliser sur un segment de marché en plein essor. Depuis le début de l’année, les produits biologiques pèsent pour 4,4 % du marché du chocolat, contre 3,8 % en 2020.