Comment estimer la valeur d’un café-restaurant


Comment estimer la valeur d’un café-restaurant

Article publié le : 18/07/2023

Avec plus de 7 608 établissements cédés en 2022, la restauration s’impose comme le principal secteur d’activité sur le marché de la transmission de fonds de commerce en France. Selon une étude réalisée par le cabinet Altares, la hausse des transactions a particulièrement été importante l’année dernière dans la restauration traditionnelle (+50,56% sur un an), mais aussi sur les secteurs de la restauration rapide (+35,3%) et des débits de boisson (+46,2%). Nourrissant chaque année son lot de projets entrepreneuriaux, la restauration jouit d’une attractivité grandissante sur le marché des cessions de fonds de commerce. En moyenne, un débit de boisson se négocie autour de 221 216 € contre 201 402 € pour un restaurant traditionnel. Vous projetez d’acheter un fonds de commerce d’un café-restaurant? Spécialiste de la vente de commerces depuis 1973, Pic Inter vous guide pour réaliser votre projet sur des bases solides.

 

Analyser la santé financière du fonds de commerce à céder

La valeur d’un café-restaurant s’apprécie en premier lieu en fonction de sa capacité à générer de la rentabilité. L’analyse de la composition et de l’évolution du chiffre d’affaires dégagé sur les trois derniers exercices est insuffisante pour appréhender la valeur réelle du fonds de commerce. En dehors de la méthode des barèmes qui consiste à appliquer un coefficient multiplicateur (entre 50% et 105% selon le barème des éditions Francis Lefèbvre) au chiffre d’affaires HT du fonds, la méthode de l’EBE est fortement recommandée. En effet, à chiffres d'affaires équivalents, le restaurant qui dégage un excédent brut d’exploitation supérieur sera mieux valorisé et trouvera plus facilement preneur que l’autre.

En dehors de ces aspects financiers, de nombreux paramètres vont influer sur la détermination du prix de vente d’un café-restaurant. A l’instar de tout commerce de proximité, la qualité de l’emplacement du point de vente, sa visibilité et son accessibilité sont des critères primordiaux. De même, l’étude approfondie du bail commercial ne doit pas être négligée. Une précaution d’usage indispensable pour appréhender les modalités de cession du droit au bail prévues dans le contrat de location, l’activité autorisée, les éventuelles évolutions du loyer ou encore la durée restant à courir. Le cas échéant, le bail commercial peut préciser les possibilités offertes à l'acquéreur de devenir propriétaire des murs, un argument de poids qui pèsera lors de la négociation du prix de vente du fonds de commerce!

De surcroît, la diversité et l’état de conservation des équipements professionnels et du mobilier cédés avec le fonds sont souvent des éléments scrutés de près par les futurs acquéreurs. En effet, l’absence d’investissements ou de travaux coûteux à engager pour agencer ou mettre en conformité les lieux permettra au preneur de boucler plus facilement son plan de financement et d'envisager sereinement le lancement de son activité. Enfin, le fait que le fonds de commerce cédé soit doté d’une licence IV et/ou d’un droit de terrasse permanent sont des atouts majeurs qui boostent la valeur du restaurant à reprendre.