D’une idée originale peuvent germer les prémices du succès de demain. Pionnière du burger bio en France, l’enseigne Bioburger tire particulièrement son épingle du jeu sur le marché ultra concurrentiel de la restauration rapide. Avec un chiffre d’affaires évalué à 10,5 millions d’euros en 2020 (contre 3 millions en 2018), l’enseigne parisienne entend rayonner sur tout le territoire français en tablant sur le développement d’un réseau de 130 à 150 restaurants d’ici 2030.
Ancrer le burger bio dans les habitudes de consommation
Retour en 2007 : Louis Frack et Anthony Darré, alors étudiants à l’EDC Paris Business School, se réunissent autour d’une passion commune pour les sandwichs américains. Soucieux de démocratiser le bio, les deux comparses imaginent un concept de fast-food sain et bio avec des menus commercialisés autour de 10 euros. Un défi de taille à l’époque où le marché du bio en était à ses balbutiements avec une production marginale et une habitude de consommation peu répandue au sein des foyers. Le projet maturé, le duo s’est lancé dans l’aventure entrepreneuriale en inaugurant en 2011 le premier point de vente Bioburger en plein cœur de Paris. Financée avec leurs économies et l’aide de leurs proches, cette initiative est couronnée de succès. L’offre « fait maison » de burgers bio séduit les fins gourmets en quête de recettes qualitatives et abordables conçues à partir de produits de saison.
Un second restaurant parisien voit le jour en 2013, financé par les bénéfices dégagés par le premier établissement. Las, l’organisation se complexifie avec des coûts de production qui s’envolent. En vue de maîtriser le circuit d’approvisionnement, Louis Frack et Anthony Darré ont créé en 2016 une centrale d’achats pour se fournir directement auprès de fournisseurs locaux. Dans cette optique, le duo prend le parti de ne pas proposer à la vente des sodas américains, quitte à déstabiliser une partie du public habitué à retrouver ces boissons dans un fast-food.
Engagés dans une démarche qualité, les deux entrepreneurs travaillent également à rendre leur enseigne la plus responsable possible. En vue de réduire l’impact environnemental de l’activité commerciale, l’usage de gobelets compostables fabriqués à partir d’amidon de maïs est systématisé. Depuis peu, l’enseigne teste l’utilisation de contenants réutilisables pour la livraison et met à la disposition de sa clientèle des fontaines à eau pour limiter l’usage de bouteilles en plastique.
Pour financer le développement de son réseau de restaurants, Bioburger privilégie des appuis alternatifs. En 2018, l’enseigne Biocoop a investi un million d’euros pour acquérir 20 % du capital. Puis, deux levées de fonds ont été effectuées via la plateforme de crowdfunding Lita pour atteindre la somme de 1,25 million d’euros. Une manne financière capitale qui a facilité l’ouverture du premier établissement franchisé à Paris en 2017. Depuis, des restaurants sous enseigne ont ouvert leurs portes en dehors de la Capitale, notamment à Nantes, Bordeaux, Lyon et Montpellier. L’enseigne de restauration rapide s’apprête à débarquer à Lille avec l’ouverture d’un restaurant place de Béthune prévue en décembre. Comptant aujourd’hui 12 restaurants, Bioburger prévoit d’atteindre la barre des 22 points de vente l’année prochaine, en privilégiant essentiellement le développement en franchise.
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