Tout d’abord, cela constitue un élément de preuve attestant de l'origine de cette idée ; l’idée sous diverses formes n'est pas encore concrétisée, pourtant elle devra faire l’objet d’une présentation à diverses personnes durant le processus de validation, notamment les financeurs potentiels. Une telle précaution de protection est également nécessaire pour se doter pleinement du droit d'exploiter l’idée, avant qu’un tiers ne s’en empare.
L’idée dans le cadre d’un projet revêt la forme exprimée par la marque, le concept, l’invention ou la création artistique... Pour ce faire, la propriété intellectuelle confère aux auteurs de ces idées tous les droits qui protègent leur création contre toute appropriation par un tiers. Ainsi, on classe ces droits en deux branches : les droits d'auteurs et les droits de propriété industrielle.
Les premiers visent à protéger des œuvres littéraires ou artistiques, des plans d'architecte, des photographies, des œuvres musicales ou encore des logiciels. Ils ne requièrent pas de formalité particulière, mais sont néanmoins utiles lors de la publication de la création afin de constituer des preuves immuables permettant de faire valoir ce qu’on appelle les « droits d'auteur ».
Les droits de propriété industrielle intéressent les droits sur les créations nouvelles (à caractère utilitaire : brevets d'invention ; à caractère esthétique : modèles, dessins), et les droits sur les signes distinctifs (marques, appellations d'origine, indications de provenance). C’est auprès de l’INPI ou Institut national de la propriété industrielle que l’auteur ou le propriétaire de l’idée devra accomplir certaines formalités concernant les droits de propriété industrielle.
En conséquence, le titulaire de l’œuvre ou de la propriété industrielle peut recourir à 4 possibilités :
1. Utilisation de l'enveloppe Soleau mise à la disposition par l'INPI, qui constitue par ailleurs une preuve de la date de création. L’enveloppe est composée de 2 compartiments visant à recevoir chacun un exemplaire de la création, sous pli et cachetée. Un des compartiments est retourné à l'utilisateur après perforation de celui-ci par l’INPI. Cette forme de protection coûte en moyenne 15€ au propriétaire pour une durée totale de 5 ans.
2. Dépôt d’un document retranscrivant l'idée auprès de la Société des gens de lettres (SGDL). Cette option coûte 45 euros pour une durée de 4 ans.
3. 3. Le propriétaire peut aussi établir un constat d'huissier ou un acte notarié. Ce processus présente l’avantage d’être illimité dans le temps. Son coût est cependant variable suivant les prestataires.
4. 4. L’auteur peut enfin recourir à un service de dépôt en ligne. Voici la liste non exhaustive des principaux sites nationaux :
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